Barack Obama rappelle les citoyens américains à leurs devoirs

Par Radio-Canada

C’est dans sa ville d’adoption, Chicago, là même où il avait annoncé le changement, en novembre 2008, que le 44e président des États-Unis Barack Obama a fait ses adieux au peuple américain dans un discours qui marquera l’histoire.

Pendant une quarantaine de minutes, Barack Obama est revenu sur le bilan de ses huit années à la présidence, mais il a surtout fait un plaidoyer pour la démocratie ainsi que le pouvoir du citoyen et ses devoirs, soit les principes mêmes qui s’inscrivent dans la Constitution américaine.


Notre Constitution est d’une grande beauté, un grand cadeau, mais c’est un parchemin. Nous, le peuple, lui conférons du sens.

Barack Obama

« Tous les jours, j’ai appris de vous et vous avez fait de moi une meilleure personne », a-t-il dit devant des milliers de partisans aussi enthousiastes qu’au cœur des campagnes présidentielles.

Il est revenu sur quelques faits d’armes, comme sa réforme de l’assurance maladie, le rapprochement avec Cuba, le contrôle du programme nucléaire iranien, l’accord de Paris sur l’environnement et la mort d’Oussama ben Laden. M. Obama a même lancé, en forme de boutade, que les gens lui auraient dit qu’il était trop ambitieux s’il leur avait promis, il y a huit ans, qu’il accomplirait tout cela dans ses mandats.

« Mais c’est vous qui l’avez fait. L’Amérique est un endroit plus fort que ce que nous avions devant nous il y a huit ans », a-t-il ajouté.

Le président n’a pas manqué de lancer un appel à la vigilance aux citoyens à 10 jours de la présidence de Donald Trump. Il a affirmé qu’il n’y a pas de solutions magiques aux défis économiques représentés par les changements technologiques.

« La démocratie peut être faussée si elle cède à la peur, a dit le président en parlant de l’immigration. Nous devons nous rappeler que les premiers Américains croyaient que les vagues d’immigrants irlandais, polonais et italiens allaient détruire le caractère fondamental de l’Amérique. L’histoire nous a montré que ces immigrants ont embrassé les valeurs du pays et l’ont rendu plus fort. »

Dans cette foulée, il a aussi lancé qu’il rejetait la discrimination à l’égard des musulmans américains.

Il a aussi appelé les citoyens à se méfier des « bulles » créées par les réseaux sociaux.

« On devient complaisant dans ces bulles. On conforte notre opinion plutôt que de regarder les faits. On ne se fie plus à des faits, on croit ce que l’on veut croire et c’est dangereux pour notre démocratie », a-t-il lancé dans un commentaire à peine voilé sur les techniques de communication du président désigné Donald Trump, grand amateur du réseau Twitter.

Barack Obama a lancé un appel à l’engagement du citoyen. Il a invité les Américains déçus à écrire une pétition, à être présents, à plonger.

Après avoir remercié avec grande émotion son épouse Michelle, ses filles, son vice-président Joe Biden et son équipe de travail, le président sortant a demandé une dernière chose à ses concitoyens.

Je vous demande de croire en votre capacité de faire le changement. Oui, nous le pouvons. Oui, nous l’avons fait, et oui, nous pouvons le faire.

Barack Obama

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