Lancement de la double campagne de sensibilisation “Kabila nous tue et je suis pour une transition sans Kabila”

Lettre d’outre-tombe écrite par Jean-Luc Kienge. Cette lettre a été inspirée par la mort du jeune Gaby, tué le 19 janvier 2015 à Kinshasa lors d’une marche pacifique contre la Loi électorale et par un petit enfant inconnu décapité à Béni.

Lettre d’un enfant inconnu aux Leaders congolais et présidents du monde.

Chers présidents et leaders congolais, j’ai 5 ans, je suis Congolais et je suis déjà mort.

Mon esprit flanne sur la République Démocratique du Congo et il assiste, sans aucun moyen de stopper, d’intervenir ou d’arrêter les massacres et tueries de mes vulnérables frères et sœurs.

Que feriez-vous pour aider ma petite soeur de 4 ans qui se trouve à Beni, à Pweto ou au Kasai?

Pourriez-vous lui venir en aide pour empêcher à Joseph Kabila d’endeuiller d’autres familles en tuant d’autres enfants?

Souvenez-vous que, lors de la remise du Prix Sakharov, l’éminent docteur Mukwege vous avait dit que le Congo était malade et qu’il avait besoin d’être soigné.

Mais, aujourd’hui, je sais de quelle maladie mon pays, la RDC, souffre : Sa maladie c’est d’avoir Joseph Kabila pour président…

Chers présidents et Leaders congolais, il faut m’aider à soigner le Congo en arrêtant cette machine à tuer les enfants, à violer les femmes, à massacrer les vieillards et les hommes sans armes, qui est le gouvernement de Joseph Kabila, avant qu’il n’extermine tous les Congolais.

Il faut arrêter la machine à tuer et à piller appelée Joseph Kabila, le président de la République Démocratique du Congo (RDC).

Pourriez-vous nous venir en aide pour empêcher à Joseph Kabila d’endeuiller d’autres familles en tuant d’autres enfants?

Messieurs les présidents du monde, chers Chefs des Gouvernements et vous tous qui supportez la démocratie et les droits de l’homme, je vous quitte avec des larmes aux yeux et un cœur rempli de chagrin, dans l’espoir que si l’un de vous aurait la chance ou le temps de me lire ou de m’écouter, que vous poussiez aller réaliser mon rêve qui était celui de soigner la République Démocratique du Congo, comme l’avait dit le docteur Mukwege.

( Une réédition du texte : “Je suis Gaby. Je ne suis pas différent de Je suis Charlie)