Lassé par les cris racistes, Paul-José Mpoku pousse un coup de gueule

Le football belge a encore été confronté au fléau du racisme. Paul-José Mpoku a été la cible de propos violents durant la rencontre contre le Club de Bruges. Lassé de ce problème, le joueur du Standard a livré un message pour le moins explicite à l’intention des décideurs de l’Union Belge.

En effet, la rencontre de Coupe de Belgique entre le FC Bruges et le Standard a été émaillée par de nouveaux incidents à caractère raciste. Et cela, à peine quatre jours après les cris de singe notamment qui ont visé l’arrière gauche de Charleroi Francis N’Ganga. Une partie du public brugeois a récidivé prenant pour cible Paul-José Mpoku après son remplacement.

« Je ne sais pas qui prend les décisions mais il faut faire quelque chose. C’est inadmissible d’entendre cela dans un stade surtout que tu vois que Bruges à des joueurs africains aussi, a confié le capitaine du Standard au micro de la RTBF. Nous aussi, les Africains, je pense qu’on doit se mobiliser pour faire quelque chose car c’est vraiment grave. Cela peut être un message ou quelque chose d’autre qui fasse réagir certaines personnes. » Et d’ajouter : « L’arbitre a entendu les cris et il m’a dit qu’il allait l’inscrire dans son rapport. On espère qu’il y aura une suite et une sanction. Si tu laisses aller comme cela, cela va continuer. »

« Ce n’est pas la première fois, c’était aussi le cas à Lokeren », explique Paul-José Mpoku. « L’Union Belge ne fait jamais rien, mais pour me punir moi, là ils veulent mettre 5000€ d’amende et je ne sais pas combien de suspension. J’espère qu’il y aura quelque chose, parce que s’il n’y a rien, c’est vraiment dommage pour le football belge et pour les joueurs africains, y compris à Bruges, parce qu’il y en a aussi beaucoup. Il faut vraiment essayer de faire quelque chose. Moi aussi j’aimerais mobiliser toute personne, dont les joueurs, y compris les africains, pour essayer de faire quelque chose, parce que franchement, c’est lourd à porter. »

Avant la rencontre, le Club de Bruges avait partagé un message, posé sur le haut des survêtements d’entrainement des joueurs, à ses supporters. No Sweat, No Glory, No Racism ! : Le rappel à l’ordre, lié à un slogan historique de la formation brugeoise, était particulièrement clair mais n’a de toute évidence pas été suivi.

Pourra-t-on vraiment mettre un terme à ces comportements dans les stades belges? Il serait en tout cas grand temps de s’intéresser à ce problème…

Par AFRIQUE TOP SPORTS