Philippe de Moerloose, l’entrepreneur belge d’Afrique

Par Forbes

Un quart de siècle. C’est le temps qu’il a fallu à Philippe de Moerloose pour bâtir l’un des géants de la distribution de véhicules et de machines en Afrique subsaharienne. Portrait d’un passionné du continent à l’ambition sans limites.

Philippe de Moerloose dirige un grand groupe prospère et très structuré qui génère, toutes activités confondues, un chiff‹re d’aff‹aires global d’un milliard d’euros. Ses deux holdings comptent un personnel composé de 5š500 collaborateurs, dont 2š500 pour SDA et 3š000 pour African Equities. Les sociétés SDA et African Equities, explique-t-il, s’appuient sur des filiales organisées et dirigées chacune par un comité de direction bien expérimenté par rapport à l’activité qu’il gère. «šJe peux m’appuyer sur des équipes expérimentées et compétentes. Je mets en avant les qualités de délégation de pouvoirš», indique celui qui, en deux décennies, a réussi à transformer une petite société d’import-export de pièces de rechange en un géant de la distribution de matériel roulant et de véhicules automobiles de grandes marques du secteur : Volvo Construction Equipment, Volvo Trucks, Volvo Penta, John Deere Construction & Forestry, John Deere Agriculture, Hitachi Construction and Mining Equipment, Wirtgen, Mercedes, Hyundai, Mazda, Mitsubishi, Nissan, Renault, Audi, Isuzu, BMW, Ford et Volkswagen. Pas étonnant dans ces conditions que notre confrère belge L’Echo ait intégré Moerloose dans son classement des fortunes d’outre- Quiévrain, avec un patrimoine professionnel estimé à 94 millions d’euros (environ 110 millions de dollars).
 

Des racines congolaises

Né en Belgique en 1967, Philippe de Moerloose débarque en RDC à l’âge de 3 ans avec ses parents. C’est à Lubumbashi, dans la province du Katanga, où son père est comptable dans un groupe textile, qu’il eff‹ectue ses études primaires et secondaires dans une école privée. A l’âge de 18 ans, il retourne en Belgique afin de poursuivre ses études universitaires dans le très célèbre Institut catholique de hautes études commerciales (ICHEC), où il obtient une licence en sciences commerciales en septembre 1990. Six mois plus tard, en mars 1991 et alors qu’il n’a que 23 ans, il crée sa première société dénommée Demimpex (de Moerloose Import-Export), spécialisée dans l’import-export de pièces de rechange. La société était établie en Belgique mais travaillait directement avec trois pays : la RDC, le Burundi et le Rwanda. Distributeur offiŠciel de grandes marques automobiles, Demimpex connaît une croissance organique, signe des joint-ventures et rachète des entreprises concurrentes telles que VRP en 1995, Transco en 1999 et ATC en 2001. Dans ces années 2000, Philippe de Moerloose donne une nouvelle orientation à son entreprise en passant de l’import-export à la distribution automobile. «šEn 2002, nous avons signé notre premier contrat de distribution pour la RDC avec le groupe Nissan. Demimpex est donc passée d’une activité de trading à une activité de distributeur oŠfficielš», explique l’entrepreneur. C’est ainsi qu’en 2008, ce dernier crée la holding dénommée société de distribution africaine (SDA) qui se structure aujourd’hui autour de trois grandes activités. La première, qui constitue le coeur de métier du groupe, est la distribution de matériels roulants.
Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous à la page 50 du numéro 40 Décembre 2016-Janvier 2017, en vente ICI.

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